La 87-ème chronique du Dr Bruno Blaisse.

 

 

La chronique du Dr Bruno Blaisse, Responsable média de l’ IMHE Biarritz Pays Basque – Hypnosium 

 

PREAMBULE :

Vous trouverez en pièce jointe le «MODE D’EMPLOI » (qui explique l’esprit de chaque rubrique et la façon de les utiliser au mieux), le dossier « QUI EST-CE » (Pour mieux identifier les auteurs ou intervenants cités) et le dossier « LEXIQUE » (pour mieux définir certains termes employés). Quand un terme ou un.e auteur.e est référencé cela est signalé par le signe *.Ces dossiers sont très incomplets et sans prétention car je les renseigne au fur et à mesure de mes lectures, n’y voyez aucun parti-pris…

EDITORIAL :

Edition tardive pour cause de vacances… mais j’ai, enfin, terminé le compte rendu du colloque «Soigner les troubles psychosomatiques», de la revue Hypnose & Thérapies brèves, de Mars 2025 …, et je vous recommande de proposer aux orthophonistes de votre entourage d’écouter l’intervention de Blandine Rossi-Bouchet* que j’ai trouvée passionnante et qui devrait leur ouvrir de nouvelles pistes thérapeutiques.J’espère que vous aussi pourrez prendre un peu de repos et d’ici là choisissez vos lectures.

DANS LES KIOSQUES :

  • Cerveau & Psycho. juillet-Août 2025. 7.5 €.
    • « Peut-on atteindre le vide mental ? » Thomas Andrillon* explique que oui, et pas que par la méditation.
    • « TDAH : jouer d’un instrument est bénéfique ». Meilleure flexibilité mentale.
    • « Tetris plus fort que le trauma ! » Ce jeu a permis d’améliorer l’état mental de soignants traumatisés.
    • « Les psychédéliques apaisent le stress ». En agissant sur le système immunitaire.
    • « Fibromyalgie : le microbiote en cause ». A traiter par des transplantations de microbiote* ? Que connaissiez-vous du microbiote* il y a 5 ans ?
    • « Pourquoi la vue d’un paysage atténue la douleur ».  Décidemment cet article a du succès… A mettre en pratique.
    • « Jeûne : quels avantages pour notre cerveau ? »
      • « Ventre vide… esprit clair ! » Guillaume Fond* analyse les effets du jeûne et les mécanismes en cause avant d’exposer les cas où il peut être bénéfique (et surtout les façons de le pratiquer) mais aussi ceux où il est déconseillé.
      • « Réussir son jeûne ? c’est aussi s’écouter ». Gabriel Perlemuter* se prête au jeu des questions/réponses sur les modalités pratiques du jeûne.
    • « Testez par vous-même ! » Yves-Alexandre Thalmann* expose le biais de causalité illusoire* et s’en prend aux vendeurs de pseudoscience*.
    • « PAT » ! La thérapie qui surfe sur vos émotions positives ». Partie de l’observation que les TCC* permettent de lutter contre les émotions négatives (colère, peur, tristesse, angoisse) mais ne permettent que rarement de restaurer des émotions positives (bonheur, enthousiasme), Michelle Craske* et Alicia Meuret* ont imaginé une variante des TCC* : le Traitement par l’Affect Positif* qui vise à aider les patient.e.s à identifier et amplifier leurs émotions positives. Plusieurs études montrent sa supériorité par rapport aux TCC* classiques. L’article présente également les débuts prometteurs d’une autre variante :  l’ADEPT* de Barney Dunn* qui vise à aider les patient.e.s à identifier les schémas de pensée et de comportement qui les empêchent d’atteindre leurs objectifs. Enfin l’article évoque le mécanisme de la peur du bonheur : l’évitement du contraste* et cite quelques méthodes visant à lutter contre.

Au total : Rien de génial.

  • Ça m’intéresse. Juillet 2025. 4.2 €.
    • « Comment la nature nous soigne ». Cette première partie du dossier est intéressante et bien documentée avec des références précises et confirme que deux heures au grand air par semaine (en une ou plusieurs fois) ont de multiples effets favorables (mortalité, anxiété, depression, douleur, HTA, inflammation, etc.).
    • « Une bulle verte pour prendre soin de soi ». Présentation du jardin thérapeutique d’un centre de cancérologie en Anjou.
    • « Le soleil, un concentré de bienfaits ». Rappel des effets thérapeutiques du soleil et de la lumière. A consommer avec modération !

Au total : A lire sur la plage ?

  • Dr Good. Juillet 2025. 3.2 €
    • « A vos marques, prêts… dormez ! » Un article court mais bien fait (avec l’expertise de Sylvie Royant-Parola*), 10 conseils de base et un bon test pour évaluer votre dose de sommeil d’équilibre.
    • « Ce que disent de nous les cicatrices ». Un excellent article et entretien avec David Le Breton* qui vous apprendra à mieux observer ces signes. La peau est le plus grand organe du corps et le seul qui s’offre à tous les regards !
    • « Amine Benyamina : l’addiction transforme le plaisir en souffrance ». Le célèbre addictologue rappelle qu’alcool et tabac sont responsables de 120 000 décès par an (NB : combien pour le cannabis qui fait le miel des politiques ? Où sont les vrais dealers-tueurs ?) et que l’addiction* n’est pas un trouble social, mais une maladie chronique, et qu’ « En matière de santé publique, de prévention primaire, on est en dessous des enjeux, notamment pour l’alcool ». Il évoque aussi le sevrage avec consommation contrôlée (et ses limites) et propose un test de dépistage de la dépendance au tabac. A propos : si un médicament gratuit, en une seule prise et sans effets secondaires vous permettait de cesser de fumer immédiatement : que feriez-vous ?

         Au total : Une bonne lecture de vacances.

  • Dr Good HS. Juin 2025. 4.95 €.
    • Ce hors-série est principalement consacré au sommeil et je vous le recommande car il aborde de très nombreux aspects scientifiques et pratiques de façon claire et facilement compréhensible en mettant à contribution de nombreux expert.e.s très qualifiés.
    • Une bonne façon de réviser et augmenter ses connaissances sans se prendre la tête et en prime plein de jeux pour tester vos capacités !

Au total : Un numéro intéressant et abordable.

  • Science & pseudo-sciences. Juillet 2025. 6 €.
    • « Santé mentale, psychiatrie et idées reçues ». Hugo Baup* réfléchit au concept de santé mentale et déconstruit plusieurs idées reçues courantes : « Les troubles psy c’est juste une question de volonté ; les médicaments sont juste une béquille ; le sport est le meilleur antidépresseur ; les douleurs psychiques c’est dans la tête, etc. » et fait une salutaire mise au point.
    • « L’héminégligence : quand la moitié de l’ « univers » est invisible… » Cette pathologie neurologique est en fait plus complexe que je ne l’imaginais.
    • « Virus et bactéries : les accidents de laboratoire dans l’histoire ». Difficile de ne pas avoir froid dans le dos !
    • « Dépolluer la science : responsabilité des institutions ou des lanceurs d’alerte ? » Déprimant.

Au total : Si vous vous intéressez à la zététique* et à la démarche scientifique ce numéro est pour vous, mais risque de vous plomber le moral !.

  • Télérama. 12-18 Juillet 2025. 4.4 €.
    • « Corps, le retour des injonctions ». Cet article pointe le déclin du body positivisme*, le retour des injonctions à la maigreur, la culpabilisation des « grosses » et l’influence de l’Ozempic©. Triste.
    • « L’idéal féminin reste celui d’une femme jeune et gracile ». Stanis Perez* explique comment le regard masculin a toujours façonné le corps féminin, désiré et maltraité.
    • « On commence à écouter ceux qui ont été enlevés ». Entretien avec une femme ayant rapporté un enlèvement (abduction) par des extraterrestres. Je suis étonné par la place importante donnée à l’hypnose dans ces témoignages (au secours Elisabeth Loftus*) et l’absence de référence à des études par des spécialistes du sommeil (parasomnies*). Décevant.

Au total : Rien de transcendant, même si vous vous intéressez aux OVNI.

  • Santé magazine Naturissime. Août 2025. 4.9 €.
    • « Le mouvement c’est bon pour la tête ». Eloge du jardinage et du marché.
    • « « Surmonter ses petites phobies de l’été ». A l’aide de techniques de TCC* ou d’ACT*. Difficile à pratiquer seul.e !
    • « Apprendre des cours d’eau ». Je vous recommande particulièrement cet article comme réservoir de métaphores* et de prescription de tâches*. Et pourquoi pas une séance de relaxation hypnotique dans l’eau comme le pratique Katell Morvan*…
    • « L’art de l’origami : méditer du bout des doigts ». Eloge de cette pratique : focalisation, lenteur, silence, coordination œil-main, résolution de problèmes… Une activité à envisager en prescription de tâche* !
    • « L’aqua-sophrologie pour lutter contre l’anxiété ». Tout est transposable à l’hypnose…
    • « Comment mieux dire les choses pour apaiser ses relations ». Un article un peu brouillon qui mélange Communication Non Violente*, Communication Thérapeutique* et psychologie.

Au total : Un excellent article sur l’eau.

  • Les grands dossiers Sciences Humaines. Juin 2025. 9.9 €.
    • Le thème du dossier est « La marche, le plus court chemin vers soi ».
    • « Premiers pas, l’exploration commence ! » Sylvie Chokron* explique l’importance de cette étape dans le développement cognitif (vision, exploration, curiosité, apprentissage, mémoire, etc.) et social de l’enfant, mais aussi dans le regard des adultes, à commencer par les parents. Difficile de ne pas penser à Milton H. Erickson* réapprenant à marcher après sa première attaque de poliomyélite.
    • « Dis-moi comment tu marches, je te dirai comment tu vas ». Le double sens du titre est évident, même si originellement la question « Comment allez-vous ? » concernait … le transit intestinal ! Mais la marche est un bon moyen de lutter contre la constipation.

Ceci dit Jean-François Marmion* nous offre une approche très originale de l’analyse de la marche et les relations bilatérales qu’elle entretient avec notre psychisme. « Notre démarche en dit long sur notre personnalité, notre état d’esprit, notre état émotionnel, mais aussi sur notre détermination à aller bien, ou mieux . »

    • « Penser, c’est se déséquilibrer ». Roger-Pol Droit* développe le parallèle entre le déséquilibre indispensable à la marche et la pensée féconde en mouvement permanent. A propos « dialogue » ne veut pas dire échange de paroles à deux, mais échange à travers (on peut donc dialoguer à plusieurs ou avec soi), et « méthode » vient du grec « hodos » qui signifie « chemin »! Un bel article.
    • « Neurosciences, la tête et les jambes ». Sylvie Chokron* présente les études sur les relations entre la marche et nos performances cognitives ou notre humeur. Que du bon !

Au total : La revue est assez chère, mais elle comporte des articles originaux et intéressants.

  • Sciences humaines. Juillet 2025. 6.9 €.
    • « Qu’est-ce qui nous relie à notre enfance ? »
      • Un grand dossier (27 pages).
      • « Nos souvenirs sont en perpétuelle reconstruction ». Grand entretien avec Francis Eustache* qui explique comment se construit notre mémoire depuis l’enfance, comment elle sert à se projeter dans l’avenir et pourquoi certains souvenirs sont mieux conservés, avant d’aborder le cas des souvenirs traumatiques. Excellent.
    • « Victor Frankl, à la recherche du sens perdu ». Présentation de ce célèbre psychiatre (fondateur de l’analyse existentielle et de la logothérapie*), et de son enseignement.

Au total : Un bel article sur la mémoire.

  • Les mystères de la science. Juillet 2025. 12.9 €.
    • C’est le genre de revue qui revient chaque année avec un titre accrocheur : « Les mystères de la conscience ».
    • Pour éviter de perdre du temps je lis toujours en premier l’article sur l’hypnose…
    • Bingo, j’ai gagné beaucoup de temps en évitant de lire des articles approximatifs voire ésotériques sans références scientifiques correctes.

Au total : Une revue hors de prix et sans intérêt, dont le papier glacé n’est même pas à recommander pour allumer un barbecue.

PAUSE PARKING, OCCASIONS ET TROUVAILLES CHEZ LE BOUQUINISTE :

  • « Cessez d’être gentil, soyez VRAI ! ». Thomas d’Ansembourg. Editions De l’homme. (2014). 5/14 €. (150 pages).
    • Thomas d’Ansembourg* est connu pour défendre depuis des années l’enseignement de la Communication Non Violente*.
    • Ici ce livre illustré est plutôt du domaine du développement personnel* et l’auteur, à partir de sa propre histoire, nous incite à analyser nos comportements, nos émotions, nos besoins, etc. pour mieux les comprendre au lieu de les subir.
    • Il propose alors quelques pistes pour cesser de jouer un rôle, être vraiment soi et accepter les différences, sans pour autant entrer en conflit avec les autres.

Au total : Pourquoi-pas, si vous le trouvez d’occasion ?

PARU, PAS LU :

THEATRE TELEVISION FILMS SPECTACLES EXPOSITIONS :

CONGRES, FORMATIONS, WEBINAIRES :

  • «15èmes Journées Hypnotiques de l’Institut Milton H. Erickson de Biarritz ». Organisées par l’Institut Milton H. Erickson de Biarritz, elles auront lieu à Anglet du 19 au 21 Septembre 2025. Dernières places !

COMPTE RENDU DE FORMATION :

  • «Soigner les troubles psychosomatiques». Colloque de la revue Hypnose & Thérapies brèves. Dimanche 23 Mars 2025. 84 € (avec replay 4 mois). Suite.
    • « Corps, liens, transmission : psychosomatique et phénomènes hypnotiques en TMLR».

Eric Bardot* rappelle que la dissociation corps-esprit est artificielle et souligne l’importance de la relation et ses liens avec l’hypnose. Il explique que le corps nous informe du dysfonctionnement, de la dissonance ressentis dans un contexte relationnel donné.  Si ce conflit ne peut pas être pris en charge le corps exprime une souffrance qui dit non à quelque chose qui ne peut être mis en mots. L’imagination créatrice est anticipative et est directement connectée au vécu corporel. L’expérience de la transe permet de retrouver une expérience d’intégrité et d’unité. La TMLR* vise à transformer la souffrance en élan vital. La relation aux tiers est fondamentale : « Les phénomènes psychosomatiques sont en fait des dysfonctionnements relationnels majeurs qui vont se transformer en détresse corporelle ». La transe hypnotique permettra de revenir à l’intégrité corporelle grâce à la posture d’accueil inconditionnel du thérapeute, élément indispensable pour construire la relation de confiance, puis aboutir à la transe de réassociation, en lien avec une communauté et un environnement. Il présente enfin une anecdote signifiante sur l’importance du lien et de l’intention derrière le geste. Julien Betbèze* insiste sur l’importance du lien et de l’imagination créatrice, très malmenée dans la société actuelle.

    • « Quand la douleur devient l’identité ». Marie-Anne Jolly* reprend tout d’abord les grands thèmes de son article (dans le hors-série n° 19 d’Hypnose & Thérapies brèves ; voir les INFOS HYPNOSE de Mai 2025) et parle du lien unique à la douleur et du choix à faire : assumer ce lien ou développer un lien différent, puis présente deux nouveaux cas cliniques. Julien Betbèze* insiste sur l’importance de ne pas se focaliser sur le corps, mais de travailler la dimension relationnelle, puis donne en exemple la prise en charge de l’endométriose. Suit une discussion sur l’importance d’être ensemble et d’accepter la lenteur. Enfin ils insistent sur l’importance pour les professionnels de sortir d’une position d’expert de la douleur.
    • « La Psychosomatique voie Impériale vers l’inconscient ». Gérald Brassine* explique ce qu’est l’ hypnose « utilisationnelle » utilisée en PTR* et les trois niveaux de maladies psychosomatiques, puis il évoque sa découverte des épilepsies psychosomatiques à Kigali. Il aborde ensuite les thèmes développés dans son article du hors-série n° 19 d’Hypnose & Thérapies brèves (voir les INFOS HYPNOSE de Mai 2025) : les protections dissociatives*, la recherche des émotions, l’anesthésie, la reprise de contrôle, la nature hypnotique des dissociations, l’importance de l’amnésie, etc. avec plusieurs cas cliniques. Julien Betbèze* l’interroge sur la temporalité de l’apparition des symptômes, puis insiste sur l’importance du dialogue. Gérald Brassine* précise qu’il est important de bien expliquer aux patients qu’ils sont seuls maître à bord, qu’ils gardent le contrôle. Julien Betbèze* conclut en rappelant « L’hypnose est au service de la liberté de l’autre ».
    • « Voix Perdue, Corps qui Parle : la Douleur entre Psyché et Soma ». Tout d’abord Blandine Rossi-Bouchet* rappelle que la voix (les sons, le paraverbal*) a précédé le « verbe », elle explique le lien entre la bipédie et le début de la parole et précise le caractère universel de l’expression paraverbale*. La voix est un processus neurophysiologique sophistiqué (avec un équilibre fragile) qu’elle décrit ; c’est un instrument intégré à la fois au corps et à l’identité qui exprime fortement les émotions et l’hypnose est un outil important pour accéder à ces émotions. La présentation de vidéo des cordes vocales permet déjà une externalisation* et chaque émotion a sa signature spécifique. Elle donne ensuite plusieurs exemples cliniques mettant en évidence l’importance de l’hypnose pour sortir de la « sclérose en place », remettre en mouvement et passer de l’orthophonie à l’hypnophonie. Julien Betbèze* pose une question sur la rééducation des « voix de robot » post-AVC (l’amélioration est possible mais lente et incomplète), puis discute avec elle sur la réception de sa pratique par ses collègues orthophonistes : dur, dur !
    • « Infertilité, quand le doute persiste ». Yves Halfon* évoque d’abord la place du doute dans les cas d’infertilité et l’aide que l’hypnose peut apporter. Il présente ensuite trois cas cliniques commentés, avec trois approches différentes : face à une métaphore « mon utérus est comme un vase renversé », face au deuil difficile d’un enfant mort-né, puis avec une femme traumatisée par plusieurs enfants morts lors de fausse couches (où il montre comment construire le « passé du futur »). Pour les pères il explique que souvent la durée du deuil (surtout après une mort en fausse couche) est plus courte pour eux, ce qui peut être problématique dans la relation conjugale. Il évoque également le poids des histoires familiales (l’utérus est « un muscle lisse sensible aux émotions » !) et explique le reparentage*. Enfin il signale les possibles réactions d’hostilité de la femme vers son utérus en cas de problème et comment les réassocier grâce au body scan*. Julien Betbèze* lui demande d’approfondir l’approche par la « construction du passé du futur ».
    • « Le Corps a la parole. Décrypter les Mots cachés des Maux ». Pour Gérard Ostermann* « Fabriquer et parler c’est la même chose » et « Ce qui ne se nomme pas n’existe pas et ce qui n’existe pas est condamné à se répéter ». La douleur est une expérience intime et incommunicable, la personne qui exprime sa douleur parle pas seulement de ce qu’elle ressent (quoi) mais aussi de la raison pour laquelle elle s’exprime (pourquoi). Il faut s’arrêter pour écouter et instaurer un véritable dialogue : « La douleur aigüe alarme, quand la douleur chronique désarme ». Gérard Ostermann* revient ensuite sur les différentes représentations des relations entre le psychique et le physique et rappelle qu’il faut toujours légitimer la plainte du patient et rester humble face à l’incertitude. Julien Betbèze* rebondit sur la notion de complexité et la difficulté à l’intégrer dans notre pratique, puis souligne l’importance des apports de Jean Benjamin Stora*.
    • « Synthèse-Conclusion ». Julien Betbèze* revient sur les différentes interventions et rappelle que le trouble est un appel à l’aide.

ADDICTIONS :

ANESTHESIE :

COMMUNICATION :

COVID-19 :

DEUIL SOINS PALLIATIFS :  

DOULEUR :

GERONTOLOGIE :

GYNECO-OBSTETRIQUE :

PEDIATRIE EDUCATION :

PSYCHOLOGIE PSYCHIATRIE :

SCIENCES & NEUROSCIENCES :

SEXOLOGIE :

SOMMEIL :

THERAPIE :

TRAUMA PSYCHIQUE :

TROUBLES DU COMPORTEMENT ALIMENTAIRE ET DIETETIQUE :

CONFUSION ET DETOURNEMENT D’ATTENTION :

  • « Lorsque nous mettons des mots sur les maux, les dits maux deviennent des mots dits et cessent d’être maudits. » (Guy Corneau* cité par Gérard Ostermann*).

HYPNOSE CONVERSATIONNELLE ET COMMUNICATION THERAPEUTIQUE :

  • « Les femmes sont des mères veilleuses ». (Guillemette Odicino).

VIDEOS :

TECHNOLOGIE :

VIE PROFESSIONNELLE :

CHEMINS DE TRAVERSE :

VOCABULAIRE :

  • « ADEPT » ou « Augmented DEPression Therapy » ou « Thérapie augmentée de la dépression » : Variante de TCC* inventée par Barney Dunn* axée sur les solutions, qui vise à aider les patient.e.s à identifier les schémas de pensée et de comportement qui les empêchent d’atteindre leurs objectifs.
  • « Biais de causalité illusoire » : Biais cognitif* qui conduit des personnes à associer deux informations objectivement indépendantes ou à surestimer la liaison entre deux informations en réalité faiblement associées. Exemple type : proposer des interprétations générales à partir d’expériences isolées (cas cliniques), confondre corrélation* et causalité*.
  • « Evitement du contraste » : Mécanisme psychologique qui pousse les patient.e.s à éviter les émotions positives de peur d’être ensuite terrassé.e.s par un évènement horrible. Peur du bonheur.
  • « PAT » ou « Positive Affect Treatment » ou « Traitement par l’Affect Positif » : Thérapie initiée (en 2023) par Michelle Craske* et Alicia Meuret* qui vise à détecter et amplifier les émotions positives des patient.e.s pour les aider à retrouver bonheur et enthousiasme.
  • « TCO » : Trouble lié à la Consommation d’Opioïdes.
  • « TUA » : Trouble lié à l’Usage de l’Alcool
  • « TUO » : Trouble de l’Usage d’ Opioïdes.

CITATIONS :

« Ce n’est pas la confrontation avec la peur qui aggrave la phobie, c’est l’évitement, car c’est lui qui renforce l’idée qu’il y a un danger. »

Vincent Trybou

« Penser, c’est se déséquilibrer, sortir de sa stabilité, courir le risque de tomber, puis trouver un point d’appui, une hypothèse provisoire… jusqu’à la suivante.Penser, c’est accepter de se déplacer, de perdre l’équilibre, de le retrouver ailleurs. Dans une dynamique de mouvement et de doute. »

Roger-Pol Droit.

« La mémoire épisodique, étroitement liée à la capacité de voyager dans le temps, n’est totalement opérationnelle qu’à 15-18 ans-avant les jeunes restent un peu perdus dans l’espace-temps, surtout le temps… La période de vie de 15-25 ans reste celle dont on garde le plus de souvenirs autobiographiques, elle constitue en cela une phase structurante de notre identité. On atteint alors ce que l’on appelle le « pic de réminiscence ». Ce qui guide la récupération en mémoire, c’est le plus souvent le besoin de se projeter vers le futur. »

Francis Eustache

« Si je réprime ce qu’il serait juste que j’exprime, tôt ou tard, je déprime.

N’essaye pas de t’occuper de nous tant que tu ne sais pas t’occuper de toi !

L’autre aussi a des besoins et je ne suis pas forcément la seule personne compétente et disponible pour les satisfaire. Je peux apprendre à les écouter… sans me sentir obligé de les prendre en charge !

Nous avons un choix fondamental dans l’existence : être heureux ou avoir raison.

Dire « Je ne suis pas d’accord » est très différent de dire « Tu as raison et j’ai tort ».Les émotions dont nous ne nous occupons pas s’occupent de nous. »

Thomas d’Ansembourg.

« La maladie n’est jamais une cause. La maladie est une réponse, une pauvre réponse que l’on invente à une souffrance… »

Christian Bobin

 

La chronique du Dr Bruno Blaisse, Responsable média de l’ IMHE Biarritz Pays Basque – Hypnosium