La 91-ème chronique du Dr Bruno Blaisse.


La chronique du Dr Bruno Blaisse,

Responsable média de l’ IMHE Biarritz Pays Basque – Hypnosium 

 

PREAMBULE :

Vous trouverez en pièce jointe le « MODE D’EMPLOI» (qui explique l’esprit de chaque rubrique et la façon de les utiliser au mieux), le dossier « QUI EST-CE » (Pour mieux identifier les auteurs ou intervenants cités) et le dossier « LEXIQUE  » (pour mieux définir certains termes employés). Quand un terme ou un.e auteur.e est référencé cela est signalé par le signe *.
Quand des articles cités sont en anglais le plus souvent Google propose une possibilité de traduction automatique, il suffit de faire un clic droit sur le texte puis de sélectionner l’option « traduire en français » (et de rester méfiant car les fautes de traduction ne sont pas rares).
Ces dossiers sont très incomplets et sans prétention car je les renseigne au fur et à mesure de mes lectures, n’y voyez aucun parti-pris…

EDITORIAL :

Ce mois-ci j’ai remarqué de nombreuses publications sur la douleur et souvent de qualité, tant mieux.
J’ai aussi eu l’impression que les revues grand public citaient plus facilement l’hypnose (et moins la sophrologie*) mais surtout faisaient plus souvent appel à des réferent.e.s de qualité, j’espère que cette impression se confirmera.
J’ai également cru remarquer que je lisais plus d’articles sur l’intégration de formations à la communication dans les cursus d’études de santé et cela me semble encourageant à une époque où l’enseignement de l’hypnose médicale en milieu universitaire (mais aussi libéral) me semble difficile et en perte de vitesse, si j’en crois les témoignages que je reçois.
Pour terminer sur une note plus gaie je vous recommande la lecture du Hors-Série de Science & vie sur la douleur et du livre  « Se vouloir du bien et se faire du mal. Philosophie de la dispute » du philosophe Maxime Rovere qui risque de bien vous faire réfléchir.
Enfin pensez à vous abonner à la revue Hypnose et thérapies brèves !
Bonnes lectures.

HYPNOSE ET THERAPIES BREVES :

  • Numéro 80. Février 2026. 10 €. Dossier traumatismes.
  • « Faire face à une situation réputée difficile, donner du temps au temps. » Cet article résume l’intervention de Jacques-Antoine Malarevicz* lors du colloque de la revue d’octobre 2025 « Traiter les cas difficiles ». Je reprends donc mon article des INFOS de Novembre 2025.  Jacques-Antoine Malarewicz* insiste d’emblée sur l’importance de la curiosité et de l’humilité des thérapeutes. La difficulté est d’abord chez le patient.e et iel thérapeute se doit d’être « pathologiquement optimiste ». La peur est chez iel patient.e (même s’il ne l’exprime pas) mais il est également paradoxalement optimiste (ne serait-ce que parce qu’il est venu consulter) et transmet cette ambiguïté au thérapeute (homéostasie). 
    • Les liens sont complexes. Est-il pertinent de changer l’objectif du patient et de l’amener en terrain inconnu, de passer par du perdant/perdant pour arriver au gagnant/gagnant ? L’énergie (négative) du patient pour ne pas changer (homéostasie*) doit devenir celle du thérapeute et devenir positive (ex : prescription de symptômes). Enfin il faut prendre le temps nécessaire (même dans une thérapie « brève ») et laisser de la place pour le kairos* et la sérendipité* car le patient en sait toujours plus sur lui que le(s) thérapeute(s). Il faut savoir décevoir pour renvoyer au patient ses propres compétences (ne pas devenir une béquille) et garder une position basse* (incompétence revendiquée).

A l’inverse : comment faire quand c’est trop facile ? Le problème est chez le thérapeute qui suspecte d’autres problèmes sous cette simplicité… Une des solutions est de changer l’objectif (dramatiser ou dédramatiser par exemple) et engager l’énergie, la volonté du thérapeute, mais de façon adaptée à chaque cas.

    • « Le vide, l’inspiration, la vacuité ». Nathalie Koralnik* présente deux cas de « peur du vide psychologique » traités en thérapie systémique et stratégique brève*.
    • « Deuil et thérapie narrative, bonjour Papi Georges ». Stéphanie Robert* présente la prise en charge par thérapie narrative* d’une jeune fille très affectée par la mort de son grand père. La lecture des dialogues montre comment la prise en charge avec la métaphore du « Dire bonjour à nouveau » de Michaël White*va permettre de panser la vie en incorporant dans le vécu présent tous les apports de la relation avec la personne disparue.
    • « La perte en gériatrie ». Johanna Rabinovici* insiste sur la place capitale du langage du corps en gériatrie puis donne en exemple la prise en charge d’un homme de 84 ans qui vient de perdre brutalement sa femme et montre comment il réapprend progressivement à contrôler ses émotions et avoir les idées claires.
    • « Levée d’amnésie traumatique ». Cécile Condaminas* décrit les mécanismes et les conséquences de cette amnésie, ses critères (pour éviter la création de faux souvenirs*) mais surtout les problèmes liés à sa levée et donne un exemple de prise en charge.
    • « Endométriose post-traumatique ». A partir de ce cas difficile Éric Bardot* démontre les mécanismes de la prise en charge par TLMR* à commencer par la question de base : « Qui parle ? », puis la création de l’espace thérapeutique avec la triangulation*, le passage de la transe* traumatique à la transe* thérapeutique, etc.  L’accent est mis sur la sortie de transe* traumatique : le « dévoilement », avec la notion fondamentale que ce n’est pas l’accession au souvenir traumatique occulté qui est thérapeutique, mais la prise de conscience des effets présents de ce traumatisme, et cette prise de conscience, ce retour à la vie, se fait toujours indirectement, jamais directement, d’où l’importance de la position de « non-attente » du thérapeute pour laisser à la vie le temps de trouver son chemin. Passionnant.
    • « Viols et abus sexuels avec usage de stupéfiants ». Gérald Brassine* nous fait profiter de sa longue expérience de la Psychothérapie du Trauma Réassociative* pour traiter les SSPT* consécutifs à ces viols et signale d’emblée la complexité de ces cas où la dissociation* due au trauma du viol s’intrique avec celle due aux effets des drogues utilisées pour la soumission chimique* et précise que même chez une personne inconsciente le corps n’oublie rien ! « Le SSPT* est donc l’évitement prolongé dans le temps des différent éléments « enregistrés inconsciemment » ou « dissociés » de l’incident traumatique au moyen des phénomènes hypnotiques initialement protecteurs. » et donc « On n’hypnotise pas la victime de SSPT, on la sort de l’hypnose négative et des phénomènes hypnotiques dissociatifs avec lesquels elle reste dissociée depuis l’incident traumatique ». Dans son article il décrit en détail les différentes étapes de la prise en charge et notamment l’utilisation des souvenirs des sensations de drogues qui réapparaissent progressivement et des protections dissociatives*. Très instructif.

Au total :  La revue de référence.

DANS LES KIOSQUES :

  • Sexualités humaines. N°68. Janvier 2026.
    • « Hypnose et vécu de l’accouchement ».  Une étude qui cherche à savoir si une courte séance d’hypnoanalgésie pendant l’accouchement permet de diminuer le risque de dyspareunies* dans le post-partum. Des résultats encourageants mais sur un effectif très réduit. Ce qui semble certain c’est que des conseils et informations sur la sexualité du post-partum sont indispensables mais rarement mis en place hélas !

Au total : L’article seul ne justifie pas l’achat de la revue, si vous n’êtes pas intéressé.e par la sexologie.

  • Cerveau & Psycho. Février 2026. 7.5 €.
    • « Votre cerveau n’est mature… qu’à 32 ans ! » Une étude qui fait beaucoup réagir… et pourtant on parle du vote à 15 ans !
    • « « Après une nuit blanche, notre cerveau déconnecte ». Le rôle du locus coeruleus*.
    • « La jardinothérapie efficace contre l’anxiété et la dépression ». Des résultats variables mais intéressants.
    • « Schizophrénie : quand la voix intérieure sonne trop vrai ».  Une étude récente très astucieuse montre qu’en cas de schizophrénie (et particulièrement avec hallucinations* auditives) le mécanisme d’inhibition du cortex auditif quand nous parlons ou écoutons notre « petite voix intérieure » (endophasie*) est défaillant.
    • « Célibataire et heureux » :
      • Un dossier en relation avec l’émission de Grand bien vous fasse du 20 Janvier 2026.
      • « Célibataire… Le bonheur au singulier ? » Véronique Kohn* présente les types de célibat, les avantages comparés du couple et du célibat, l’« hypnose du manque d’amour », la différence entre célibat et solitude et des conseils pour bien vivre son célibat.
      • « Pour certaines femmes, le célibat est une renaissance ». L’analyse de Christophe Giraud*. 
    • « Sortir du sentiment d’imposture ». Christophe André* présente le syndrome d’imposture* avec ses avantages et inconvénients. L’occasion de découvrir que les étudiants en médecine souffrant de ce syndrome sont mieux perçus par leurs patients car plus à l’écoute…
    • « Sommeil polyphasique, dormir moins pour dormir mieux ? » La réponse d’Armelle Rancillac* est très claire : ce sont des pratiques dangereuses à déconseiller (en dehors de cas extrêmes comme les navigateurs solitaire), dans tous les cas on aboutit à une dette de sommeil, surtout de sommeil paradoxal. Halte aux gourous ! Vive la sieste et cherchez vos portes du sommeil*.
    • « Objectif : zéro objectif ». Yves-Alexandre Thalmann* s’attaque aux diktats du développement personnel*, à commencer par la méthode SMART*.
    • « Les magiciens sont de grands manipulateurs qui jouent avec les biais cognitifs ». Entretien avec Cyril Thomas*, maître de conférences en psychologie cognitive et magicien.

Au total : Rien d’extraordinaire.  

  • Science & pseudo-sciences. Janvier 2026. 6 €.
    • « Ventouses, hijama, cupping : Une pratique thérapeutique à la mode sans preuve scientifique ». Tout est dit dans le titre sur l’utilisation des ventouses (avec ou sans scarifications) pour les douleurs ou la récupération musculaire.
    • « L’obsession d’un défaut de l’apparence corporelle ».  Présentation de la dysmorphophobie* dont j’ignorais la gravité potentielle.
    • « L’alexithymie, la difficulté à mettre des mots sur ce que l’on ressent ». A partir du roman d’Albert Camus* « L’étranger » présentation détaillée de ce trait de caractère* souvent associé au trouble du spectre de l’autisme*. 

Au total : Si un des sujets vous intéresse.

  • Dr Good. Janvier 2026. 3.9 €.
    • « Migraine, 7 méthodes pour la faire passer ». Conseils et « petits trucs ». L’autohypnose* m’a bien réussi aussi !
    • « Bien dormir, c’est le rêve ! » Un dossier (de 14 pages) avec des spécialistes reconnus qui alterne explications de physiologie et conseils.

Au total : Rien de passionnant.

 

  • Santé magazine Naturissime. Février 2026. 4.9 €.
    • « CHATGPT est-il un bon psy ? » Réponse nuancée de Jérôme Palazzolo* et Stéphie Marius Le Prince* qui rappellent l’importance du non verbal* et du paraverbal*(absents avec CHATGPT*) dans l’entretien thérapeutique.
    • « Les pouvoirs de la respiration ». Un dossier (de huit pages) assez bien fait, axé sur des conseils pratiques, notamment plusieurs techniques de respiration et leurs indications. NB : la base reste la focalisation* et le ralentissement de la fréquence respiratoire (stimulant le système nerveux parasympathique* ventral).
    • « Ecouter son corps et décoder les messages qu’il nous envoie ». Présentation de l’intéroception* par le Dr Jean-Christophe Seznec* et le Pr Antoine Bioy*.

Au total : Uniquement si vous vous intéressez à la respiration.  

  • Santé magazine. Mars 2026. 3 €.
    • « Soumission chimique, quelle est l’ampleur du phénomène ? » Jean-Claude Alvarez* donne de nombreux conseils et renseignements pratiques très utiles.
    • « Les soins spirituels ont-ils leur place à l’hôpital ? » Un article intéressant sur un sujet délicat qui précise bien la différence entre intervenants en soins spirituels* et représentants des cultes.
    • « Des lunettes pour mieux dormir, c’est sérieux ? » NON. Gardez votre argent et suivez les conseils d’Armelle Rancillac*.
    • « Acupuncture, hypnose, méditation… Se soigner autrement ». Un bon article qui présente l’intérêt, et les limites, de ces techniques avec les explications d’Isabelle Célestin* et Julien Nizard*.
    • « Les applis de « suivi d’humeur » est-ce utile et fiable ? ». Marc Masson* explique pourquoi il y est plutôt favorable et donne quatre références gratuites.
    • « Relations toxiques, repérer l’emprise et en sortir ». Un excellent article détaillé et avec de précieux conseils pratiques.

Au total : Pourquoi pas, pour le prix d’un loto ?

  • Top Santé HS N° 62. Janvier 2026. 4.9 €.
    • « Méditer ».  Un dossier (de huit pages) qui présente la méditation sous forme de questions/réponses, puis propose deux techniques simples et des « petits trucs ».
    • « Un exercice de méditation, le hamac du mental ». Cohérence cardiaque* et visualisation*.
    • « La cuisine-thérapie ». Brève présentation d’un atelier original.

Au total : Uniquement si vous voulez vous renseigner sur la méditation*.

 

  • Notre temps Santé & bien-être HS. Janvier 2026.
    • « Affections psychosomatiques, couper avec le quotidien ». Un article creux qui évoque plus le publi-reportage que l’approche scientifique et mélange affections psychosomatiques*, TAG*, sevrage des benzodiazépines, etc.
    • « Syndrome post-traumatique, un long combat ». Un article d’histoire de la médecine et trois questions à Francis Eustache*.

Au total : Aucun intérêt.

  • We demain N° 52. Décembre 2025. 14.9 €. 
    • « Soigner l’invisible ». Difficile de ressortir avec des idées claires de cet article, si ce n’est que le terme psychosomatique est encore considéré comme très stigmatisant et que certaines associations de patients refusent d’envisager toute étiologie psychocorporelle à leurs troubles.

Au total : Une revue très chère et un article très creux, malgré les nombreux spécialistes cités.

 

  • Le Figaro santé. Février 2026. 7.5 €.
    • « Hypnose contre bouffées ». Une étude sur 250 femmes pour la ménopause.
    • « La neurostimulation « à domicile ». Mise en garde sur les arnaques et les risques.
    • « Sucre, le plaisir et les dangers ».
      • Un dossier de 29 pages !
      • « Le sucre peut-il nous rendre addict ? » Officiellement non, MAIS…
    • « Alcool, déjouer les pièges ».
      • Un dossier de 15 pages.
      • « Alcool, plaisirs et dépendances ». Historique, sociologie, pharmacologie, psychologie, etc. Présentation d’un problème qui tue 40 000 personnes en France chaque année ! Et oubliez le night cap*.
      • « Alcool, attention danger ! » Un tableau très clair et au passage abaissement du maximum de consommation occasionnelle de 5 à 4 verres.
      • « De nouveaux traitements contre l’addiction ». Rien de très nouveau si ce n’est la pédale douce sur le baclofène.
      • « Comment l’alcool affecte plus gravement les femmes ». La double peine. Atteintes du foie, cancers, etc. des notions à connaître et transmettre.
      • « L’alcool est fortement addictif, en cas de doute ne pas hésiter à consulter ». Camille Charvet* présente la situation et ne mâche pas ses mots : « L’addiction est une maladie du « tout de suite » … Le premier travail de l’addictologue est de redonner sa place au temps long, pour le traitement et la vie quotidienne… Recouvrer sa liberté, ce n’est pas simplement réussir son abstinence, c’est reconstruire sa vie entière… Plus de 50% des patients en addictologie ont vécu des violences ou des abus sexuels dans l’enfance… Les violences familiales développent une confusion entre ce qui est bon et ce qui est mauvais pour soi… L’addiction est une maladie de l’instantané et de l’intolérance à la frustration. »
    • « Douleur, des solutions sans médicaments ».
      • Un dossier de 13 pages.
      • « Soulager la douleur sans médicaments ».  Rappel que 23 millions de français.e.s souffrent de douleur chronique* et que 87% des douloureux s’automédiquent… puis panorama des possibilités thérapeutiques : psychothérapies*, activité physique adaptée*, techniques psycho-corporelles*, neurostimulation*, etc.
      • « La douleur doit devenir une grande cause nationale ». Le Pr Nicolas Authier* explique les caractéristiques de la douleur chronique* et rappelle que « La première des aides que nous devons fournir c’est l’écoute et la bienveillance, sans jugement. Ce n’est pas parce que nous n’avons pas la solution que le malade n’a rien. Le « c’est dans la tête » n’est plus audible aujourd’hui : la notion de douleur psychogène est dépassée. » Il plaide pour une véritable formation des étudiants et des généralistes et l’autorisation (et le remboursement) des traitements efficaces, avant de présenter l’application QoLibri*.
      • « En Auvergne, une équipe combat pied à pied les douleurs chroniques ». Présentation détaillée du travail du Centre antidouleur du CHU de Clermont-Ferrand. Exemplaire.
    • « A votre santé ». Pour finir lisez l’entretien avec Hugues Aufray, débordant de fraîcheur et de bon sens à 96 ans, avec en prime un bref témoignage sur les amygdalectomies d’antan !

Au total : Une revue chère mais trois dossiers de qualité.

  • Science & Vie HS. Mars 2026. 6.9 €.
    • Un numéro spécial avec 99 pages consacrées à la douleur.
    • « Ça fait moins mal en musique ». Eloge de la musicothérapie*.
    • « L’objectif c’est de personnaliser les traitements contre la douleur ». Cet entretien avec Myriam Antri* et Éric Serra* permet de présenter les composantes de la douleur, les mécanismes physiologiques et les nouveaux modes de prise en charge.
    • « C’est quoi la douleur ? » Approfondissement de l’article précédent.
    • « Huit milliards de « Aïe ! » Oui, jurer permet de diminuer la douleur.
    • « Quel genre ta douleur ? » Bel article qui explique pourquoi les femmes sont plus sensibles à la douleur (génétique, physiologie, environnement, etc.) mais aussi que les soignants sous estiment leur douleur… Et si vous les écoutiez vraiment !
    • « Comment l’évaluer ? » Panorama très complet des différentes échelles d’évaluation de la douleur.
    • « Pourquoi devient-elle chronique ? » Honte à moi, c’est la première fois que je découvre les mécanismes de cette malédiction, et, entre autres, la protéine Tafa4 ou le rôle du microbiote*.
    • « Douleur psychique, ce mal dans la tête ». Article très intéressant qui présente cette notion intuitive mais mal connue et encore peu étudiée car mal codifiée.
    • « Des ondes pour soulager le cerveau ». Présentation rapide des différentes techniques utilisées pour traiter la dépression et la douleur.
    • « Migraine, un mal bien féminin ». Le titre est un peu trompeur, les femmes encaissent encore la double peine, mais l’article détaille surtout les mécanismes de la migraine, l’occasion de découvrir que l’hypothalamus* a une activité anormale plusieurs heures avant la crise et le chocolat aucun rôle !
    • « De nouvelles armes contre l’arthrose ». Un article très intéressant qui fait le point sur les dernières nouveautés, y compris le rôle du nerf vague*.
    • « La pompe antidouleur ».  Brève présentation de l’analgésie intrathécale.
    • « Covid, des douleurs à n’en plus finir ».   On comprend mieux les mécanismes du Covid long* qui touche plus de deux millions de personnes en France.
    • « Que valent les thérapies non médicamenteuses ? » Acupuncture*, hypnose, méditation*, etc. Grégory Ninot*, Antoine Bioy*, Julien Nizard*, Bruno Falissard* et Audrey Vanhaudenhuyse* dressent un portrait bien documenté.
    • « La chimie au banc d’essai ». Très succinct. Confirmation que le CBD* n’a pas d’intérêt et présentation du Kratom au maniement délicat.
    • « Quand la douleur déraille ». Douleur du membre fantôme*, allodynie*, fibromyalgie* et analgésie congénitale.

« Traumas collectifs, comment s’en sortir ? » Entretien avec Pierre Gagnepain* sur les SSPT* et les relations entre mémoire individuelle et mémoire collective : « Nos mémoires individuelles se façonnent en partie en dehors de nous. »

    • « A l’école de la souffrance ». Présentation d’une prise en charge transversale de l’enseignement de la douleur, avec utilisation des « mises en situation », à Sorbonne Université à Paris.

Au total : Un numéro très intéressant qui justifie son prix.

NOTES DE LECTURE :

  • « Se vouloir du bien et se faire du mal. Philosophie de la dispute ». Maxime Rovere. Ed Champsessais . (2022/2024). 8.6 €. (268 pages).
    • J’ai acheté ce livre sur un coup de tête, lors d’un passage dans ma librairie préférée, sans doute parce qu’il rejoignait mes préoccupations du moment, mais aussi parce que le nom de son auteur avait un écho favorable dans ma mémoire. Bonne pioche !
    • Il ne s’agit pas d’un de ces manuels de développement personnel*généralement insipides dont beaucoup de librairies débordent, mais d’un très sérieux essai de philosophie éthique.
    • Alors oui sa lecture sera probablement moins simple que celle des pages psycho des magazines grand public (pardon : mainstream !) mais vous en retirerez beaucoup plus de profit pour enrichir votre vie et vos thérapies.
    • L’approche de Maxime Rovere* est surprenante, voire déstabilisante et il faut se donner tout le temps de lecture, et relecture, pour bien la comprendre et en tirer les enseignements utiles, puis les mettre en œuvre !
    • Je n’ai pas la prétention de résumer sa profonde réflexion en quelques lignes… mais voici ce que j’ai retenu en priorité :
      • Les conflits font partie de notre vie et nous déstabilisent car nous croyons (à tort) qu’ils menacent notre identité.
      • Leurs causes sont beaucoup plus complexes que ce que nous pensons.
      • Nous avons tort de nous acharner à chercher qui est responsable.
      • Mieux vaut saisir cette occasion de voir comment cet évènement douloureux peut nous permettre d’évoluer et enrichir notre relation à l’autre.
      • Acceptons de changer de posture, de pardonner, y compris à nous même, en comprenant que nous ne pourrons jamais nous connaitre totalement.

Au total : Un livre qui risque de changer votre vie et éclairer vos thérapies. A lire et relire.

AIRES D’AUTOROUTE, OCCASIONS ET TROUVAILLES CHEZ LE BOUQUINISTE :

  • « Apprendre à méditer pas à pas ». Eugène Jacques. Ed Ellébore. (2011/2017). 04 €. (112 pages).
    • J’ai résisté 32 pages puis j’ai abandonné tant les références spirituelles m’ont découragé.

Au total : Même à ce prix choisissez un autre manuel pour débuter.

 

« L’hypnose aux frontières du paranormal ». Jean-Pierre Chambraud. Ed France Loisirs. (1978). 5/14.9 €. 190 pages).

    • J’ai résisté 49 pages !

Au total : Même par curiosité aucun intérêt.

 

PARU, PAS LU :

THEATRE TELEVISION FILMS SPECTACLES EXPOSITIONS :

  • « Gourou ». Film de Yan Gozlan. (2026). En salles le 28 Janvier 2026. Les dérives du développement personnel* et la question de la régulation du coaching*.
  • « La famille Asada ». En replay sur france.tv jusqu’au 24 07 2026. Un film drôle, original et très émouvant sur l’utilisation de la photographie comme outil de thérapie. A ne pas manquer.
  • « Vieillir et jouir sans entraves ». france.tv. (2025). Documentaire. (1 h 05 mn). Disponible jusqu’au 19 Janvier 2029. Non le désir et la sexualité ne disparaissent pas forcément avec l’âge.
  • « Moi et les douleurs chroniques ». Arte. (2024). Disponible gratuitement jusqu’au 29 Septembre 2028. (26 mn).

CONGRES, FORMATIONS, WEBINAIRES :

  • « MÉTAPHORE, IMAGINAIRE et LANGAGE : Les clés pour le changement ». Colloque de la revue Hypnose et Thérapies Brèves. Dimanche 08 Mars 2026 de 09 h à 17 h.  72 € avant le 01 Mars 2026 (84 € après), avec replay pendant 04 mois.

ADDICTIONS :

COMMUNICATION :

DEUIL SOINS PALLIATIFS :   

GERONTOLOGIE :

GYNECO-OBSTETRIQUE :

MEDITATION :

PEDIATRIE EDUCATION :

PSYCHOLOGIE PSYCHIATRIE PHILOSOPHIE :

SCIENCES & NEUROSCIENCES : 

SEXUALITE :

  • « Profession sexologue ». France Culture. Les pieds sur terre. 20 Janvier 2026. (29 mn). Entretien avec une infirmière sexologue.

SOMMEIL :

THERAPIE :

TRAUMA PSYCHIQUE :

TROUBLES DU COMPORTEMENT ALIMENTAIRE ET DIETETIQUE :

CONFUSION ET DETOURNEMENT D’ATTENTION :

  • « Vous ne voyez pas ce que je veux dire ? Evidemment, vu que c’est de l’invisible et de plus c’est dit. Etonnante, non, cette expression, qui, tournée en positif, négatif, interrogatif, voire impératif du style « Vous voyez ce que je veux dire », exige de l’interlocuteur qu’il voit le dit comme si le dit sortait de la bouche de l’orateur sous forme de lettres composant des mots et des phrases qui se baladent devant ses yeux comme de petits nuages ….. On devrait dire : « Vous entendez ce que je veux dire », ou alors : « Vous voyez ce que je veux écrire. » (Stefano Colombo*)

OUTILS :

  • « À notre SanThé », un podcast sur la santé sexuelle des jeunes ». Crips Île-de-France. 08 Janvier 2026. Un podcast gratuit.
  • « Kanopée ». Application gratuite pour faire le point sur sa consommation d’alcool, son sommeil, son anxiété.
  • « Owlie ». Chatbot* de soutien psychologique gratuit.
  • « CRAFS » : 01 40 05 42 70 (Lu-Ve 9h-13h et 14h-18h). Un numéro gratuit en cas de suspicion viol sous soumission chimique*.
  • « Qolibri » : Application de thérapie numérique pour la douleur chronique* (basée sur les TCC*), accessible sur prescription médicale.
  • « Music Care » :  Premier dispositif médical basé sur la musique dans le traitement de la douleur, de l’anxiété et des troubles du sommeil. Multi primé. Gratuit pendant 3 semaines, puis 9.90 € / mois.

VIDEOS :

  • « Hypnose dentaire ». YouTube. (2026). (36 mn). Entretien entre Marine Sochat* et Bruno Vianney Descroix*.
  • « Hypnose aux urgences ».  YouTube. (2026). (43 mn). Marine Sochat*présente l’expérience de Saint Nazaire.
  • « The door study ». YouTube. 14 Mars 2010. (1 mn 36). Daniel Simons présente une belle démonstration de cécité au changement

VIE PROFESSIONNELLE :

CHEMINS DE TRAVERSE :

TURLUTUTU CHAPEAU POINTU :

  • « Déprogrammation des sensibilités ». Méthode de réinformation vibratoire « Lumen care » pour calmer les sensibilités et intolérances.
  • « Harmonisation énergétique, dégagement d’entités, rééquilibrage des lieux et du vivant… » par deux médiums*

VOCABULAIRE :

  • « Bystander effect » ou « Effet témoin » ou « Effet spectateur » ou « Effet Kitty Genovese » : Phénomène psychologique selon lequel les individus sont moins enclins à porter secours en présence d’autrui.
  • « Cupping » ou « Ventousothérapie » ou « Hijama » : Pratique qui consiste à apposer plusieurs ventouses sur le corps, avec scarification de la peau (humides) ou sans scarifications (sèches) dans un but antalgique ou pour favoriser la récupération musculaire. Pas de validation scientifique supérieure à l’effet placebo*.
  • « Dysmorphophobie » : Préoccupation concernant des défauts perçus de l’apparence physique qui ne sont pas apparents ou apparaissent léger à d’autres personnes.
  • « Dyspareunie » : Douleur (aigüe ou chronique) lors des rapports sexuels, liée à la pénétration ou à une tentative de pénétration.
  • « Focalisation » : Action de concentrer, de rassembler. En hypnose la focalisation de l’attention en interne (sur ses ressentis) ou externe (sur une particularité du monde environnant) est une composante fondamentale de l’induction* hypnotique.
  • « Intelligence collective » : Capacité d’une équipe à mettre à profit le talent et l’expérience de chacun de ses membres dans la poursuite d’un objectif commun pour aboutir à un résultat supérieur aux résultats individuels.
  • « Introspection » : Observation, analyse de ses sentiments, de ses motivations par le sujet lui-même.
  • « Night cap » ou « Bonnet de nuit » ou « Dernier verre » : Pratique anglo-saxonne consistant à boire un doigt d’alcool fort en fin de soirée pour mieux dormir… Danger ! IH 02 2026
  • « Portes du sommeil » : Fenêtres biologique récurrentes (en milieu de nuit, début d’après-midi, début de soirée), de rythme propre à chaque individu, où l’organisme plonge plus facilement en sommeil profond et paradoxal.
  • « Ringxiety » ou « Syndrome des vibrations fantômes » : Fausse sensation de notification sur le téléphone, liée à une hypervigilance* du cerveau face aux alertes numériques. 
  • « Soumission chimique » ou « Agression Facilitée par une Substance » ou « AFS » : Administration d’une substance psychoactive à l’insu des victimes ou sous la menace à des fins criminelles ou délictuelles (viol par exemple), ce qui permet de supprimer une éventuelle résistance et d’entrainer une amnésie* des faits…
  • « Syndrome d’hyperémèse cannabinoïde » ou « SHC » : Syndrome récurrent de vomissements itératifs survenant chez des consommateurs chroniques de cannabis.
  • « Triangulation » : En thérapie familiale systémique* c’est l’intervention d’une personne qui peut servir de substitut à la communication directe ou d’intermédiaire pour transmettre un message à la personne principale (par exemple l’enfant dans un conflit entre les parents). En Thérapie du Lien et des Mondes Relationnels* c’est la création d’une « structure relationnelle qui permet au patient.e de ne plus être fusionné avec sa souffrance » (Éric Bardot*). 

CITATIONS :

« En gériatrie le corps n’est plus un simple véhicule, il devient langage.

Soigner ce n’est pas réparer une machine défectueuse, c’est entendre ce que dit le symptôme.

L’hypnothérapeute n’est pas un sauveur, c’est un archéologue de l’âme, qui aide à déterrer ce qui est déjà là.

L’hypnose, dans ce contexte, n’est pas une baguette magique-c’est un outil de reconstruction existentielle. Elle permet de réorganiser le monde intérieur quand le monde extérieur s’est écroulé. Elle donne une grammaire à la souffrance, une forme au chaos, une dignité à la finitude. »

Gérard Ostermann.

« Le symptôme n’est jamais une production individuelle. Il s’inscrit dans un monde relationnel qui lui donne sens et fonction.

Ce n’est pas le thérapeute qui met en transe, c’est le lien qui génère la transe partagée.

Notre rôle de thérapeute n’est pas de « faire circuler » la vie (ce qui serait une forme de toute-puissance), mais de lever les obstacles qui l’empêchent de circuler naturellement.

Il s’agit d’amener la personne, dans la relation à sa vie, à prendre position : oser ce qui peut changer et accepter ce qui peut l’être. »

Éric Bardot

« Si le sommeil n’est pas le but immédiat recherché, s’endormir pendant une séance d’hypnose montre que les mécanismes du sommeil ne sont pas abîmés et qu’ils ne demandent qu’à fonctionner si les conditions sont bonnes et si le dormeur ne lutte pas. C’est une bonne nouvelle pour une personne insomniaque puisqu’elle fait l’expérience de l’endormissement sans l’avoir recherché. Et c’est une expérience qu’il sera possible de reproduire en autohypnose. 

Les experts européens de l’insomnie recommandent désormais la pratique des thérapies basées sur la pleine conscience ou la pratique de l’hypnose en complément des traitements conventionnels de l’insomnie. »

Agnès Brion.

« La douleur chronique est le reflet d’une société qui va mal. »

Pierrick Poisbeau

« Toute douleur veut être contemplée, ou bien elle n’est pas ressentie du tout. »

Alain

« Je ne te demande pas ton nom, ta race ou ta religion, mais ta souffrance. »

Louis Pasteur.

« De deux douleurs simultanées, la plus forte obscurcit l’autre. »

Hippocrate.

« Ce qui soulève l’indignation face à la souffrance, ce n’est pas la souffrance en elle-même, mais son absurdité. »

Friedrich Nietzsche

« J’ai découvert que je peux dire des choses avec des couleurs et des formes, des choses que je ne pouvais pas dire autrement, des choses pour lesquelles je n’avais pas de mots. »

Georgia O’Keeffe.

« L’harmonie existe aussi bien dans la différence que dans la ressemblance. »

Margaret Fuller

« Le monde n’est jamais tranquille. »

Albert Camus.

« Si on a oublié quelque chose c’est pour une bonne raison, et patient et thérapeute doivent en tenir compte. »

Milton H. Erickson